Source Code

 

Source Code, c’est le prototype même du film qui me plaît. Découvert à l’occasion d’un teaser directement en cinéma quelques semaines avant sa sortie, il avait su éveiller ma curiosité, sa bande-annonce ne livrant finalement que le juste nécessaire, sans vouloir absolument en mettre (trop) plein la vue. Et un film qui ne dévoile pas les 3/4 de son intrigue, ça donne envie de l’encourager !

Ayant trouvé un peu de temps entre toutes mes obligations professionnelles, j’ai enfin pu le voir, la veille de sa disparition de l’affiche (et puis payer une séance à moitié prix pour le voir, ça motive d’autant plus, surtout quand les amis blogueurs ne veulent pas truquer les résultats de leurs concours pour vous faire gagner des places ! :D) Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu !

Synopsis:

Colter Stevens (Jake Gyllenhaal) est un militaire opérant en Afghanistan, jusqu’au jour où il se réveille en sursaut dans un train en direction de Chicago. Sa voisine lui parle de façon tout à fait familière, mais lui ne la reconnaît pas, ni ne se souvient de comment il est arrivé là. Son propre reflet lui demeure inconnu, et il assiste impuissant à l’explosion du train huit minutes après son réveil…


Se réveillant enfermé à l’intérieur d’une étrange machine, il apprend qu’il participe à une étrange expérience appelée Source Code (Code Source en VF) qui a pour but de lui faire revivre ces huit dernières minutes jusqu’à ce qu’il puisse identifier le terroriste, et ainsi empêcher un attentat d’une plus grande ampleur…


Dès le synopsis, deux influences me sont venues en tête : la première est sans aucun doute possible Code Quantum, qui plaçait lui aussi un personnage dans une situation similaire, à savoir voyager à travers le temps et l’espace pour pouvoir retrouver sa propre vie. Comme dans la série, l’aventure est surtout humaine, insistant sur les relations entre personnages. Bien sur, tout n’est pas que blabla et le film laisse une place non négligeable aux scènes plus dynamiques, jouant intelligemment sur le rythme de l’histoire en alternant ces séquences. Un joli clin d’œil est d’ailleurs fait à cette série mythique qu’est Code Quantum, puisque c’est Scott Bakula himself qui joue la voix du père de Colter Stevens.

La seconde référence qui m’a parue évidente est le film « Déjà Vu » avec Denzel Washington, sorti en 2006, qui présentait lui aussi un dispositif permettant de se projeter en arrière, tout en décidant de se cantonner à un univers hyper-réaliste, où tout peut être expliqué scientifiquement, et sans bond technologique énorme. Et c’est ce qui fait aussi la force de Source Code : l’immersion est totale, puisqu’il n’y a aucun univers à s’approprier, et l’on découvre les événements en même temps que Mr Gyllenhaal, renforçant l’attention que l’on prête à l’histoire.

Malgré un rythme extrêmement bien calibré, chose indispensable dans ce genre de film, il est un peu dommage que les « twists » soient finalement relativement convenus : seuls quelques uns surprennent réellement, la majorité ayant une issue assez sympathique mais prévisible. Grosse déception également au niveau de la musique, tant la piste sonore a déjà entendue maintes fois, même si je comprends la difficulté de sortir de ce genre de thèmes dans un film d’anticipation. Mais avec une histoire qui tient la route, un jeu d’acteur plutôt bon (je suis en train de devenir un grand fan de Jake Gyllenhaal), et une VF finalement décente, je ne peux que vous conseiller de tenter votre chance au cinéma, ou d’organiser une bonne soirée télé avec des amis pour la future sortie du DVD/Blu-Ray

Source Code est donc un très bon divertissement, et un film de science-fiction tout à fait crédible. Il est d’ailleurs tout à fait agréable de pouvoir compter sur un film plutôt original, mais ayant un potentiel assez intéressant pour le box-office. Le réalisateur Duncan Jones, déjà réalisateur du génialissime Moon (à ne pas manquer, absolument), montre ici qu’il est un futur grand sur lequel il faudra compter.