Another World

Y’a des jours comme ça où on a des super intuitions, où on sort et où on trouve chez son revendeur habituel un jeu recherché depuis des lustres à un prix ridicule …

C’est ce qui m’est arrivé avec Another World. L’occasion pour moi de verser une petite larme sur ce jeu cultissime qui a bercé mon enfance,  et avec lequel j’ai commencé mon apprentissage du jeu vidéo il y a maintenant 20 ans


Tout d’abord, remettre le jeu dans son contexte. Sorti il y a 20 ans, adapté sur une multitude de support dont la SNES, il avait reçu un superbe accueil, surtout parce qu’il était l’oeuvre d’un seul homme (deux si on compte le compositeur des musiques), Eric Chahi, qui devrait d’ailleurs refaire parler de lui très prochainement.

Et la première chose qui surprend quand on lance le jeu, c’est qu’il n’a rien perdu de son charme: malgré les 20 ans passés, le jeu nous surprend encore par ses graphismes soignés. La possibilités de jouer avec les graphismes et la résolution d’époque, mais aussi avec des graphismes lissés améliorés par des arrières plans en HD y est d’ailleurs pour beaucoup.

Pour l’histoire, vous incarnez un jeune chercheur qui est mystérieusement téléporté dans un autre monde alors qu’il attend les résultats de sa dernière expérience sur l’accélération des particules. Il faudra apprendre alors à faire évoluer et survivre ce personnage dans ce monde dangereux où la mort est présente à chaque écran.

Et c’est justement là qu’on reconnaît la patte « vieux jeu« . Si vous êtes « novice » dans le jeu vidéo, passez votre chemin. En effet, vous risquez de mourir toutes les 10 secondes et de refaire certains passages de deux écrans une bonne quarantaine de fois. Par contre, les joueurs plus patients, motivés ou plus vieux prendront franchement leur pied dans ce jeu très proche de Flashback (bien qu’antérieur),  même si ils risquent de le terminer en moins d’une heure si ils le connaissent par coeur…

Cette difficulté presque excessive est surtout due au peu de mouvement du personnage comme dans tous les jeux de l’époque. Tous les sauts sont millimétrés, et le gameplay semblera bien fade aux gens habitués à un God of War ou à un des derniers Zelda. Seule l’arrivée (assez rapide d’ailleurs) dans le jeu d’une arme multi-fonctions apportera un peu de variété, (mais seulement un peu)…
Les combats avec cette arme deviennent d’ailleurs très vite stratégiques, le joueur devant alterner entre protection et tirs pour espérer s’en sortir.

A noter que même si la durée de vie n’est pas très longue, on y revient assez souvent, comme sur les premiers Super Mario.
Surtout qu’après chaque « étape de jeu » soit en gros la résolution d’une énigme ou un passage difficile, le jeu donne un mot de passe (qui ne sert jamais en fait…) et effectue une sauvegarde automatique. Il est donc possible de reprendre à n’importe quel moment du jeu.

En conclusion, si vous aimez repasser du temps sur un vieux jeu, alors ce soft est pour vous. Le jeu est vendu en édition collector à très bas prix, même si il n’est pas toujours évident à trouver, et il est accompagné de making-of, de notes de conception et de la BO complète sur CD.

PS: Comme me l’a très joliment dit le vendeur qui ne savait pas que je connaissais déjà, « il suffit d’avoir une poubelle pour qu’il tourne », à savoir un Pentium 200 Mhz, 128 Mo de Ram, et une carte vidéo 32 Mo  😀