De Blob 2

De Blob 2 est un jeu orienté plate-formes sorti en tout début d’année et qui fait suite (oh étonnant !!!) à De Blob sorti en 2008. On retrouve ici notre sympathique Blob, petit personnage qui peut changer de couleur en se roulant dans la peinture, qui va devoir affronter les force du Camarade Noir, qui a banni les couleurs de Prisma City.

Pour cela, il va donc falloir réactiver des fontaines ou trouver des mares de peinture afin de la stocker, celle-ci servant à la fois d’arme et de barre de vie, puis se jeter sur les immeubles environnants pour les colorer. Bien sur, de nombreux ennemis sont présents pour vous compliquer la tache, qu’il faudra abattre en leur sautant dessus, ou en les chargeant pour les plus résistants.

Le gameplay est d’ailleurs très classique, trop même. A part sauter, récupérer de la peinture et locker les ennemis, il n’y a pas grand chose d’autre. De nouveaux ennemis sont bien introduits régulièrement, mais ne renouvellent que très peu le principe du jeu. On trouve aussi divers power-ups pour faciliter la tache, comme le boulet qui permet d’aller au fond de l’eau ou celui qui permet de charger indéfiniment pendant un laps de temps, mais rien de bien transcendant. L’utilisation du Sisaxis, elle, est bien marginale, puisque seuls certains affrontements demandent de la secouer un peu pour s’en sortir.
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On regrettera tout de même l’extrême classicisme de l’aventure (oui j’insiste…), et sa caméra parfois brouillonne qui gêne pour certains sauts, comme souvent dans les jeux 3D.

Mais malgré tous ses défauts, le jeu est plutôt réussi, et c’est avant tout pour son ambiance générale. Graphiquement, c’est fin et l’effet cartoon est très bon. On rentre ainsi très vite dans l’histoire et dans l’univers. Le rendu est absolument parfait, avec des couleurs très vives (seul le vert est très « sombre »), contrastant énormément avec le noir-gris-blanc de ce qui n’a pas encore été peint. Mais surtout, c’est le character design qui est une vraie réussite : l’ensemble  a un cachet très enfantin , un peu à la manière des Lapins Crétins, très expressif et mignon.

L’humour est d’ailleurs omniprésent dans les séquences d’introduction des niveaux, présentées sous formes de pages de BD, ainsi que dans les cinématiques du jeu, en début de monde ou lors de l’introduction de nouveaux ennemis.

Finalement, on prend tout de même un certain plaisir à avancer malgré le peu d’originalité des situations. Les moments en 2D en progression horizontale comme dans les vieux Mario sont plutôt réussis, et il faudra un certain temps pour arriver au bout des 12 niveaux. Car en plus du déroulement de l’histoire dans les niveaux, il y a tout un tas d’objectifs secondaires à atteindre comme repeindre tous les arbres et tous les bâtiments, trouver tous les items (ampoules, carnets de notes, tourbillons) ou libérer tous les prisonniers. Même si ils sont guidés une fois les principaux terminés, le jeu étant plutôt orienté jeunes joueurs, il faudra bien une quinzaine d’heures pour tout finir à 100%.

Un jeu extrêmement classique, mais dont l’ambiance est telle qu’on y reste un bon moment, donnant envie de tout fouiller et d’aller jusqu’au bout. Une réussite, mais qui aurait mérité plus d’évolutions plutôt que de juste recycler le concept originel.