Cars 2

 

La semaine prochaine (voir peut-être même la suivante !) sera cinéma ou ne sera pas ! Entre les sorties cinéma comme Cap America, Green Lantern, Super 8, Cowboys et Envahisseurs de ces derniers/prochains jours; les films made for Summer comme Bad Teacher et la sortie BR  tant attendue de Sucker Punch, il y aura de quoi faire !
Mais l’article d’aujourd’hui est destiné au dernier nouveau né de Pixar, Cars 2.

Ce n’est un secret pour personne, je suis un grand fan de Pixar. Arrivant toujours à mêler humour et émotion avec panache, avec un habillage toujours séduisant, il est difficile de ne pas adhérer à leurs films. Le soucis, c’est qu’à mon sens, Cars premier du nom se suffisait à lui-même. Un excellent divertissement qui parodiait le monde réel avec succès, mais qu’il me semblait difficile à renouveler. Alors, ce Cars 2 est-il une réussite ?

Synopsis via Allociné: Dans Cars 2, Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Mais la route du championnat est pleine d’imprévus, de déviations et de surprises hilarantes, surtout lorsque Martin se retrouve entraîné dans une histoire comme il n’en arrive qu’à lui : une affaire d’espionnage international ! Ecartelé entre son désir d’assister Flash McQueen dans cette course particulièrement difficile et celui de mener à bien une mission d’espionnage top secrète, Martin se lance dans un voyage bourré d’action et une course-poursuite explosive sur les routes du Japon et de l’Europe, suivi par ses amis et regardé par le monde entier.

Sur la route, Flash et Martin trouveront de l’action, de l’humour effréné et de tout nouveaux personnages – agents secrets, redoutables méchants et adversaires décidés sur les circuits automobiles…

 

Afin de ne pas livrer une copie du premier épisode, Martin, la dépanneuse ressort comique est propulsée héros en second. Deux héros pour deux trames parallèles : si celle de Flash est extrêmement prévisible, avec un World Tour le permettant d’affronter les meilleurs voitures du monde au sein de courses dans de grandes villes, la seconde, axée sur l’espionnage, est véritablement originale et particulièrement savoureuse. La majorité des personnages et décors du premier opus font aussi des apparitions tout au long du film, pour le plus grand plaisir du spectateur.

Comme toujours, on obtient un film pour tous les ages, les plus petits ne s’occupant que de l’aventure, les plus grands s’amusant à chercher toutes les petits clins d’œil présents. Que ce soit les références au premier film (avec la partie Radiator Springs du début), les références géographiques (la parodie de Tokyo est hilarante, avec ses réinterprétations des combats de sumo, du kabuki et de leurs toilettes spéciales), ou les références aux personnes (les caricatures de la reine ou du pape sont croustillantes, Jacques Villeneuve est présent en tant que voix de commentateur), tout est parfaitement réussi. Il y a même une référence à la tête la plus connue du studio Pixar, John Lasseter, via le sponsor Lasse-Tyre), un bonheur pour puriste. L’ambiance « agent secret » rappelle aussi les bons moment de James Bond, avec gadgets, situations improbables de poursuites et de scènes de combat et autres adversaires à la gueule cassée.

Pixar a encore une fois soigné le graphisme de son aventure. Un ensemble coloré et parfaitement animé, qui épate vraiment par moments. Certaines textures sont hyper réalistes, comme le bitume; et l’animation de quelques effets comme le feu ou les écoulements de liquide sont impressionnants. Le doublage français est toujours aussi bon, non seulement dans la qualité d’interprétation, mais aussi dans la traduction des dialogues effectuée avec soin. Les bruitages, eux sont aussi très bons, en particulier ceux en lien avec la course automobile, bluffants de réalisme.

Pour une fois, je n’arrivais pas en terrain conquis avec ce Cars 2. Mais Pixar a encore une fois fait un boulot stupéfiant, même si je regrette le manque de profondeur émotionnel comme dans Wall-E ou Là-Haut, même si je comprends tout à fait que le sujet ne s’y prêtait pas. Un grand Pixar, encore.

Autres petites déceptions : le cours métrage d’avant séance était « juste » une aventure des jouets de Toy Story. J’espérais mieux. Et le teaser du futur Pixar, Rebelle, ne m’a vraiment pas emballé. Wait and see…