Captain America: The First Avenger

 

Enchaîner Green Lantern et Captain America, c’est vraiment faire le grand écart. Après le super-héros coloré aux gros problèmes de rythme (chronique), voici l’icône américaine dans une adaptation qui continue à introduire le futur The Avengers.

Synopsis:

1941. Alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage et qu’il vient d’être reformé à cause de sa frêle constitution, Steve Rogers se voit offrir l’opportunité dont il a toujours rêvé : intégrer l’armée en participant à un programme expérimental qui doit le transformer en super-soldat.

D’abord mascotte emblématique du pays, il aura à combattre HYDRA, la terrible organisation scientifique des nazis sous le commandement de Crâne Rouge qui cherche à dominer le monde. Et pour cela, il sera épaulé de son ami de toujours, James « Bucky » Barnes et de Peggy Carter.

 

Gros sujet d’inquiétude : le Cap’ proprement dit. Pour incarner un héros d’une telle stature, il fallait trouver un acteur capable de bien porter le costume. Le choix de Chris Evans m’avait paru bien inconscient, tant il est habitué aux rôles de têtes brulées à l’exact opposé du Captain réfléchi que l’on connaît. Et surtout, il était déjà l’interprète de la Torche des 4 Fantastiques. Mais force est de constater que ce choix est excellent. Tout en justesse et retenue, Evans fait un très bon Captain. Le reste du casting est tout aussi bon, avec une mention spéciale pour Hugo Weaving, impeccable en démoniaque Crâne Rouge.

L’histoire est plutôt classique, avec une montée en puissance du héros principal, épaulé par des seconds rôles sympathiques, dont le père d’Iron Man, Howard Stark. On verra ainsi l’apparition du super-héros, issu du programme d’augmentation, puis du bouclier et enfin du costume (ou plutôt des boucliers et des costumes, Marvel jouant la carte du fanboy en rappelant plusieurs équipements du justicier). En parallèle, c’est la prise du pouvoir de Crâne Rouge qui est racontée, jusqu’à l’affrontement inévitable des deux camps. Les scènes d’action sont parfaitement calibrées, ne s’éternisant pas, mais ne frustrant pas par leur rapidité. Et surtout elles sont suffisamment variées pour éviter l’ennui.

On aurait pu craindre un patriotisme important dans le film, Cap’ étant tout de même le symbole même des US, mais il n’en est rien : bien qu’il soit présent, via diverses affiches de recrutement et dans le scénario (difficile de faire un film sans), un certain second degré est aussi là, ridiculisant le Captain mascotte qui ne connaît pas son texte dans son uniforme en lycra. Et surtout, on n’insiste pas lourdement sur son statut.

Le film est aussi bourré de clins d’oeil, chose commune chez Marvel : on voit apparaître Dum Dum Dugan, futur membre du SHIELD, dans l’escouade de Cap’, quelques allusions au futur de Bucky sont visibles lors de (chuuut, je ne spoilerai pas), que ce soit son futur de Winter Soldier ou de Cap’ remplaçant, et l’agent du SHIELD anonyme qui réveillera Cap’ semble ne pas être inconnue au vu du code qu’elle donne : s’agirait-il de Sharon Carter, nièce de Peggy et amour de Rogers à l’avenir ? On retrouve aussi, comme une tradition, un caméo de Stan Lee et la scène d’après-générique, ici un teaser du prochain film The Avengers qui devrait envoyer du paté ! Petit aparté sur le Cube Cosmique, présent dans Thor et au centre de l’intrigue de ce film. Il semblerait que sa place soit très importante dans la cohérence des derniers Marvel tournés, au même titre que l’Initiative/formation des Avengers.

En tout cas, ce Captain America est une très bonne suprise, qui s’il n’atteint pas les sommets du premier Iron Man, est un excellent divertissement très bien rythmé. Il évite ainsi de tomber dans un patriotisme grossier et introduit de façon agréable un personnel essentiel du monde du comic-book et du prochain The Avengers.

Avant séance, plusieurs teasers bien sympathiques : celui de The Amazing Spider-Man, qui ne dévoile pas grand chose pour le moment et qui ne m’attire pas énormément, celui de Cowboys et Envahisseurs, qui pourrait donner quelque chose de bien intéressant (mais bon dieu, quelle traduction pourrie du titre original, si on se retrouve avec un film appelé « Les Vengeurs », je pète un câble) mais surtout celui du prochain Mission Impossible : un gros coup de cœur, que j’attends, lui, avec impatience !