Captain America Super Soldat

 

Comme toujours lors de la sortie d’un blockbuster (et encore plus lorsqu’il porte sur un super-héros), voici l’adaptation officielle du célèbre lanceur de bouclier !

Résumer Captain America Super Soldat est quelque chose de très simple : prenez Batman : Arkham Asylum, énorme succès de l’année 2009 qui avait surpris par son soin et sa qualité exceptionnelle, changez de personnage en troquant le chevalier noir pour l’icône US, changez d’univers en passant d’un asile bien sombre à une propriété montagnarde occupée par les « nazis » et vous obtiendrez ce jeu estampillé Captain America . Mais bien évidemment, ce « copier-coller » ne s’est pas fait sans dommage…

D’un point de vue graphique, le jeu accuse quelque peu le coup : les textures des décors sont plutôt simplistes, voire grossières, quand la machine n’oublie pas tout simplement de les charger. Le jeu a beau vouloir amener une certaine diversité dans les environnements traversés, le tout est bien tristounet à regarder. Heureusement, la modélisation du Cap’ (et de ses quelques costumes déblocables) est bonne, et celle des ennemis plutôt réussie , sans être transcendante. Le tout baigne dans une atmosphère très série Z entre faux nazis et technologie de pointe assez bien rendue, quoique trop proprette.

Cette carence graphique n’est finalement pas un gros défaut, on prend du plaisir à avancer dans l’aventure. On progresse dans les niveaux en cassant du soldat, avec un système de jeu reposant entièrement sur le schéma roulade/contre-attaque assez simple et intuitif. Chose assez décevante, le lancer de bouclier ne sert finalement pas à grand chose dans l’aventure, le Cap’ étant bien plus puissant et plus facile à manier au corps à corps. Le système de combo aurait mérité aussi d’être étoffé, les combats se limitant en grande partie à des coups isolés. Quelques affrontements de boss sont logiquement présents, (boss dont le doublage est calamiteux) mais rien de très exceptionnel à se mettre sous la dents.

On explore donc la résidence à la recherche des objectifs donnés, découvrant ça et là quelques reliques débloquant bonus de costumes ou petites vidéos sur les ennemis. Tout s’enchaîne de façon assez fluide, sans s’ennuyer, malgré une caméra parfois capricieuse, et sous les remarques parfois rigolotes des ennemis.

Mais l’énorme défaut de ce jeu apparaît bien vite : c’est sa difficulté. C’est bien simple, elle est inexistante. Même en difficulté maximale, les affrontements sont d’une facilité impressionnante, et le jeu se termine si vite qu’on en est presque surpris. Il ne faudra guère plus qu’une huitaine d’heures pour finir l’aventure en récoltant tous les objets demandés et en explorant totalement la résidence Zemo. Et ce ne sont pas les quelques défis disponibles qui rallongeront la durée de vie, plus de la moitié donnant leur médaille d’or dès le premier essai.

Finalement, ce Captain America est un jeu sympathique qui nous change des adaptations foireuses de blockbusters. Mais le tout manque clairement de difficulté pour tenir en haleine les joueurs confirmés.