Dragon Ball Z : Raging Blast 2

 

N’ayant pas touché à un jeu DBZ depuis le Budokai 3 sur PS2 et Supersonic Warriors 2 sur DS, qui étaient tous les deux biens sympathiques dans leurs genres respectifs, j’ai craqué pour l’édition collector de Raging Blast 2, afin de me remettre dans l’ambiance du manga qui a bercé ma jeunesse.
Au premier abord, le jeu semble être un croisement de Budokai, pour l’importance de ses combats rapprochés et de la série Tenkaichi, pour la liberté laissée au joueur de se balader dans les cartes en 3D. Le gameplay reste assez intuitif mais n’est pas très élaboré : saut, coups au contact, Kikohas à distance, recharge de Ki et joystick droit pour lancer les super attaques. Cette idée de lancer les coups spéciaux via le joystick est assez plaisante et permet de dynamiser les combats avec des commandes rapides. Malheureusement, les combats au corps à corps prennent vite le dessus via un système de combo assez compliqué à contrer (enfin, qui demande beaucoup de temps à être maitrisé, ce qui va à l’encontre de l’accessibilité du reste du jeu) et déséquilibre franchement le jeu à mon sens. Très vite on se retrouve dans des affrontements du type « le premier qui tape gagne », ou « le premier qui charge son attaque ultime gagne ».

Le jeu a au moins le gout d’être très proche de l’anime : fini les personnages qui se ressemblent, on reconnaît le style de combat de la plupart des combattants. Même les combo les plus simples s’inspirent de techniques croisées dans la série ou les OAV ( hors DBGT, cette hérésie a été exclue du jeu). Si le tout reste très proche de ce qu’on a déjà pu voir, les arènes destructibles sont plutôt de bonne qualité et les personnages soignés, donnant une production graphiquement plaisante. Les attaques spéciales sont un vrai régal, et les attaques ultimes sont très impressionnantes les premières fois qu’on y assiste.

Au niveau du contenu, le jeu est un peu paradoxal : d’un coté, on a une énorme durée de vie, avec un mode Galaxie qui oblige à jouer tous les personnages (au nombre de 90 en comptant toutes les transformations), avec des combats à thème qui restent assez proches de la série pour les personnages majeurs. Le nombre de choses à débloquer (personnages, musiques, images/screens de la série) est assez hallucinant, et demandera beaucoup de temps, sans compter les modes Tournois, VS et Zones de combat qui obligeront à enchaîner les combat sans perdre. D’un autre coté, il manque un vrai mode Histoire, plus étoffé et plus immersif qu’un mode Galaxie, qui suivrait avec plus de précision l’histoire originelle. Le tout manque énormément de variété, et on a tendance à lâcher le tout avant la fin (parce que se taper 5 groupements de combats sur le Commando Ginue, plus tous ceux sur des persos mineurs et inintéressants…)

Quelques bonus sont présents dans cette édition : un OAV qui est plutôt joli mais dont le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, une boîte display qui présente 2 personnages en carton, un cellulo de Sangoku et quelques costumes supplémentaires pour des personnages mineurs. Rien de bien transcendant, mais l’effort est là.

En résumé, ce Raging Blast 2 est un jeu agréable, mais qui ne changera pas la face du jeu de combat. Trop proche dans ses mécaniques d’autres épisodes malgré un coté graphique soigné, il plaira surtout aux fans de la licence.