Super Mario 3D Land

Il était temps que la 3DS reçoive une grosse sortie ! Depuis la réédition de Ocarina of Time, ma console avait un peu tendance à prendre la poussière, malgré l’énorme logithèque DS et quelques sessions sur les oldies récupérés grâce au Programme Ambassadeur (dont la suite arrive très vite !). Mais 5 ans ont passé depuis le dernier épisode portable orienté plate-formes du fameux plombier, Big N n’aurait-il pas perdu la main ?

Pas de grosse surprise au lancement du jeu : la princesse Peach a été kidnappée une fois de plus par Bowser (non mais sérieux, c’est quoi son problème ? Il devrait penser à consulter…), et Mario le moustachu part à son secours. Comme d’habitude, il y aura un certain nombre de monde à traverser, chacun subdivisé en six niveaux. Il est par contre assez surprenant de voir qu’ils n’ont plus d’unité scénaristique : un même monde pourra nous servir un niveau sous-marin puis un plus aérien, sans lien logique entre les décors. A part ça, on est en terrain parfaitement connu : Super Mario 3D Land se veut un immense melting pot de ce qui a fait le succès de la saga.

Ainsi, le jeu s’inspire énormément des épisodes précédents : des tous premiers Super Mario Bros de la NES d’abord, avec ses niveaux à parcourir en temps limité jusqu’à atteindre le sommet du drapeau signifiant la fin du level tout en récupérant divers bonus qui donnent au plombier certains pouvoirs (avec le retour attendu du costume Tanuki !), mais aussi à des épisodes plus récents comme Mario 64 dans le système de jeu :  les levels en 3D laissent une certaine liberté à l’italien bondissant (même si la caméra est fixe, on ne peut la bouger que de quelques centimètres), éliminant presque totalement les niveaux à scrolling horizontal (sauf pour les fins de monde). Une liberté qui permettra assez souvent de revenir sur ses pas pour récupérer une étoile manquante, la chasse aux astres jaunes étant remise au gout du jour. Un mélange réussi entre vieux et neuf qui marque le retour de toute la fratrie Koopa en tant que boss. M’avaient manqué ceux-là !

Graphiquement, pas de grand chambardement non plus : c’est mignon et coloré, dans le plus pur esprit de ce qui a pu être fait dans New Super Mario Bros. Les ennemis ont subi un lifting plutôt réussi, et la 3D donne au tout un cachet particulièrement bon. Oui oui, vous ne rêvez pas, la 3D est VRAIMENT un atout du jeu. Si il était évident que Big N serait le premier a réussir à bluffer avec sa propre technologie, je ne m’attendais pas à être surpris à ce point : c’est fluide, ça ne fait pas mal aux yeux et cela sert vraiment le level-design. Il n’y a qu’à voir les quelques passages en illusion d’optique dans les salles bonus, tout bonnement surprenants ! Le jeu s’adresse ainsi clairement à la dernière génération DS en se posant comme héritier aussi graphique des épisodes précédents. Et malheureusement, cela se sent dans la difficulté de l’ensemble. C’est clair, un joueur expérimenté traversera l’aventure sans dommage : des items à tour de bras (sans compter ceux fourni par le Street Pass) qui permettent de ne jamais manquer de transformations et de ne jamais louper les salles secrètes, des vies à foison dans les niveaux avec des champignons verts planqués un peu partout (il suffit de fouiller légèrement pour ne pas repartir bredouille), bref, le challenge est quasiment absent. Nintendo a d’ailleurs implémenté le même système que dans New Super Mario Bros Wii, avec une aide au joueur débutant en lui octroyant des objets bonus surpuissants. Alors oui (léger spoil), les niveaux additionnels spéciaux présentent des contraintes revues largement à la hausse, mais cela signifie que l’on s’ennuie presque pendant les 10 premières heures de jeu. Je dis bien presque, car la magie Mario opère comme toujours, et que le jeu se finit assez vite pour que le challenge pointe le bout de son nez avant que l’on ait envie de jeter le jeu. Et finalement, ce n’est pas plus mal que le jeu soit accessible à tous de 7 à 77 ans, du plus fidèle fan de Mario au débutant parfait qui ne cherche qu’à se détendre.

A part ça, il faut bien reconnaître que la bande-son joue elle aussi son rôle de fan service, avec un retour de toutes les mélodies connues, parfois au détour d’un passage secret, parfois lors du déclenchement d’un bonus, que la série n’a pas perdu son humour caractéristique (avec de jolies cinématiques entre les mondes), et surtout que le fun est toujours présent, et ça c’est bien le principal.

Ce Super Mario 3D Land ne restera pas comme un Mario révolutionnaire, mais comme un joli pot pourri de tout ce qui a été déjà vu dans la saga. Manquant franchement d’originalité et de difficulté, le jeu nous offre en contrepartie un univers toujours aussi enchanteur et une aventure maitrisée dans les moindres détails. Un bon jeu au final, mais vivement Paper Mario tout de même…

Quelques jolis packs de console Wii ont aussi été prévus pour ces fêtes de fin d’année, une occasion à ne pas louper !