Sélection JV 2011

La nouvelle année est arrivée, et bien évidemment, tout le monde y va de sa petite sélection. Après une année particulièrement riche qui aura livrée un nombre de hits impressionnant, il fallait que je fasse la mienne aussi…
Mais laissons les catégories classiques de « meilleur jeu de l’année », « meilleure bande-son » et autres joyeusetés aux sites spécialisés, et plongeons dans quelque chose d’un peu plus personnel…

Palme du jeu qui m’aura fait griller un gros tas de neurones tout en me faisant rire aux éclats comme un psychopathe

Aaaaah ce Portal 2. Le premier volet avait été une surprise complète, de par son concept génialissime d’énigmes à résoudre en plaçant des portails  » de téléportation » mais surtout par sa qualité d’écriture : rarement un jeu avait été aussi bien scénarisé, les dialogues si bien rédigés, ce qui est encore plus impressionnant si l’on considère que c’est un jeu de réflexion qui pouvait très bien s’en passer (et comme le récent Q.U.B.E l’a montré). Mais le second épisode est allé encore plus loin : une GLaDOS encore plus vicieuse et aux tirades absolument magiques une fois de plus, un nouveau personnage (Wheatley) complètement timbré et à coté de ses pompes, un doublage qui frôle la perfection aussi bien en VO qu’en VF, un scénario qui arrive à nous surprendre et qui joue avec nous, des compositions musicales qui collent magnifiquement au reste du jeu (et téléchargeables gratuitement), sans même compter le thème de fin absolument culte de J.Coulton (mais un brin moins que « Still Alive »). La liste des qualités du jeu serait bien longue si on la voulait exhaustive…

Palme du jeu qui m’aura fait courir dans mon appart en caleçon à 3h du matin

Beaucoup de monde a tendance à râler sur la baisse de difficulté du jeu vidéo de ces dernières années, qu’il y a de moins en moins de challenge à terminer un jeu, et que beaucoup ne demandent même plus de compétences énormes. Mais c’est plutôt l’une des ses conséquences qui m’embête: le manque de réactions physiques du joueur. Avec cette évolution, il devient de plus en plus rare de trouver un jeu qui prend aux tripes dans le sens où l’on a réellement l’estomac noué en jouant, ou l’on se met à avoir des tics nerveux parce que nos doigts se crispent sur la manette sous l’effort et sous la pression. Seuls les jeux de sport semblent échapper en majorité à ce constat, certainement à cause du fait qu’ils mettent la compétition au centre même du gameplay. Et parmi tous ces jeux, le plus marquant est certainement celui qui demande le moins de réflexe, mais aussi le plus d’implication : Football Manager. Je pense que c’est l’un des seuls jeux à m’avoir fait faire un geste rageur de victoire après un but marqué en prolongation d’une coupe nationale, le seul à m’avoir fait renverser un verre sur un mouvement incontrôlé de rage après la perte du championnat à la dernière journée. Et c’est aussi pour ça que le jeu vidéo est beau. J’ai beau connaître la licence par cœur, chaque nouvel opus crée la même envie et la même implication chez moi. Il se devait donc d’être présent.

Palme du jeu qui te donne envie de vivre  en plein hiver et à l’air libre pour l’éternité plutôt que de rester sous sa couette

Si je n’avais pas voulu mettre en évidence le jeu suivant, Skyrim serait mon GOTY 2011 sans aucune hésitation. Derrière ses mécaniques toujours aussi bien rodées, sa richesse rarement égalée et ses quêtes toujours bien écrites (même si beaucoup se limitent à fouiller une caverne, il y a toujours une petite surprise…) se cache un jeu graphiquement impeccable. Pourtant, ce n’a jamais été le point fort des productions Bethesda, trop souvent englouties sous les bugs d’affichage et de collision. Mais ici, Skyrim arrive à concilier stabilité, affichage sans problèmes majeur et qualité visuelle certaine. On passe un temps incalculable à se promener dans le monde de Bordeciel, parfois pour rejoindre un lieu de quête, souvent juste pour le plaisir. Et la monotonie n’est jamais de mise, chose que l’on pouvait craindre puisque le jeu prend place dans une contrée nordique. De la neige, effectivement, on va en manger un tas, mais Bordeciel arrive à garder une cohérence rare tout en proposant des décors complètement différents : chaque ville a sa propre identité reconnaissable au premier coup d’œil et aux influences bien différentes, chaque morceau de la map regorge de surprises entre les campements cachés, les ruines « futuristes », les grottes qui abritent en leur sein un galion échoué ou une végétation étonnante pour l’endroit dans le plus pur style des décors complètement WTF de l’ancêtre Morrowind, sans compter les compositions musicales extraordinaires qui poussent à l’exploration et à l’aventur . Réussir à pondre un monde cohérent mais qui se renouvelle en permanence, c’est une sacrée performance Mr Bethesda ! Un ravissement pour l’oeil en plus d’être un jeu presque parfait sur tous les (autres) points.

Palme du jeu qui te rend dépressif par sa difficulté et par son ambiance crado qui arrive toujours à te surprendre même après 15h de jeu

Mon jeu de l’année, même si Skyrim a pris une énorme place cette année, c’est The Binding of Isaac. Découvert complètement par hasard grâce au grand @JordanLAMFG, ce jeu m’aura occupé bien des nuits, et m’aura surtout bien fait rager ! Une ambiance hors du commun, sale, glauque, où se côtoient des monstres tous plus ignobles les un que les autres et qu’un pauvre enfant doit affronter, un monde empli de sang, de vomi et de merde que même le design enfantin n’arrive pas à édulcorer et une difficulté assez importante pour ne pardonner (presque) aucune erreur. Si on ajoute à ça la construction aléatoire des niveaux, le nombre impressionnant d’items et de personnages dont la plupart se débloque sous des conditions bien précises et une future extension qui sent très très bon pour un prix tout mini, on tient un coup de coeur énorme et un vrai bon jeu.
Courrez si vous ne l’avez pas encore.

J’aurai pu parler aussi de Rayman Origins, de Dark Souls, de Deus Ex Human Revolution, de Fifa 12, de Ocarina Of Time, de Batman Arkham City, de la série des Uncharted, qui auront tous été de bons partenaires durant quelques heures, mais je n’avais pas la place pour vous tous…