Freakyforms : vos créations prennent vie !

Un mini-test un peu particulier aujourd’hui, puisqu’il s’agit d’un jeu plutôt orienté casual, et ciblant plus particulièrement les enfants (bon d’accord, les grands enfants aussi !). Même s’il est plutôt rigolo d’essayer de se mettre à la place d’un kid pour évaluer un jeu, j’ai fait appel à ma petite nièce pour juger de ces réactions, et il semblerait que le pari soit réussi !

Comme son sous-titre l’annonce d’entrée, Freakyforms est un gigantesque laboratoire de création de bestioles, monstres et autres bizarreries vivantes. Prenez un triangle pour la tête, collez-lui deux yeux, ajoutez un rectangle pour lui donner un corps trapu puis deux petites pattes, et vous aurez votre première créature. Bien entendu, la personnalisation va un peu plus loin que cela puisqu’il est possible d’assembler tout un tas de formes et d’accessoires distincts, de jouer sur la taille de toutes les pièces, leur disposition ou leur couleur avec un panel assez important de teintes; bref, de quoi assouvir n’importe quelle imagination. Ou pas, car c’est bien le point fort du jeu : on arrive à créer toutes sortes de monstres différents presque sans effort, juste en accolant diverses formes, et le résultat est très rarement décevant. Cette accessibilité même aux plus jeunes est vraiment intéressante, réussissant à donner une certaine richesse pour multiplier le nombre de combinaisons possibles tout en évitant de le perdre dans quelque chose de trop fourni. L’éditeur se permet même quelques outils pratiques comme la copie de pièces pour ajouter des membres identiques ou l’effet miroir pour retourner une partie du corps. Une fois son délire assumé vient le temps de lui donner un nom, une exclamation caractéristique puis une voix. Et là, c’est le fou-rire assuré : les voix étant réglables selon différents types et différentes hauteurs, il devient irrésistible d’écouter sa création râler un charabia de sa petite voix fluette.

C’est ici que démarre la seconde partie du jeu : l’exploration. La créature se retrouve propulsée dans un monde qui pourrait sortir tout droit d’un épisode de Mario : arbres, trous, plate-formes en hauteurs, et un certain nombre d’objets à récupérer, comme des fruits ou des oeufs. Mais l’exploration est limité en temps, et il faudra se dépêcher pour parcourir le maximum de distance dans le niveau. Gros point noir que l’ergonomie sur le coup, avec un jeu qui se contrôle entièrement au stylet. Les plus jeunes auront du mal à savoir quel mouvement faire sur l’écran tactile pour arriver à ses fins, la gestion des sauts étant assez catastrophique par moment. Mais cela ne suffit pas à gâcher une course impressionnante au déblocage : car oui, chaque « run » effectué débloquera un petit quelque chose, d’un nouvel attribut lors de la création du personnage (ailes pour voler et explorer des morceaux inconnus du niveau, roues pour aller plus vite…) aux accessoires indispensables tant ils n’ont aucune utilité (haut de forme, lunettes…) en passant par l’édition du décor en lui-même, pour changer l’esthétique des fleurs, du ciel ou de la planète entière. A force, ce sont différents secteurs du monde qui se débloqueront pour tenter de diversifier ces phases de jeu, ou quelques nouvelles options, comme un album pour prendre ses protégés en photo ou l’accès au Streetpass ou au QR code pour échanger ses bestioles. On en vient donc à accumuler les parties alors qu’on avait prévu de n’en faire qu’une, juste pour tester toutes les choses déverrouillées. Le jeu évolue d’ailleurs très vite avec la rencontre d’amis animaux qui vous donneront des petites quêtes à accomplir pour sortir de la recherche pure et dure de pièces dans les levels, une initiative sympathique pour obliger les enfants à s’adapter.

Freakyforms fait typiquement partie de ces jeux que l’on achète pour passer 10 minutes, et sur lequel on se trouve encore 2h plus tard. Même s’il est terriblement répétitif, il est aussi très addictif et se prête naturellement à de petites sessions de jeu de temps à autre afin de débloquer toujours plus de choses. Une vraie réussite familiale pour un jeu eshop 3DS vendu 6€