Picross e

Ça y est, c’est le retour de la drogue ultime que j’aurai tant attendu, de ce jeu qui m’occupe toutes les nuits et me fait rager dès que je fais une faute de raisonnement, ou pire encore, quand le curseur se déplace une case trop loin… Hé oui, le roi des « nombres croisés » débarque enfin sur 3DS avec un volet nommé Picross e, accessible uniquement via la boutique en ligne de Big N.

Je ne reviendrai pas sur le principe du jeu que j’avais essayé d’expliquer dans l’article précédent sur le Picross (sans grand succès semble-t-il !) pour me concentrer sur le contenu. Ce sont donc 150 puzzles qui attendent le courageux joueur, répartis en 4 classes (dont on se demande à quoi sert la dernière, Extras, qui offre des grilles qui n’ont rien de plus que celles des modes Normal et Libre). Picross e étant facturé 5€, le rapport quantité prix est plutôt flatteur. C’est du côté de la difficulté de l’ensemble que ça coince : un joueur confirmé, voire même juste connaisseur ne bloquera que sur un nombre minime de grilles, tant la difficulté est faible. Personnellement, il m’aura fallu 10h tout pile pour terminer le jeu en le rushant en deux sessions.

Alors oui, je râle un peu dans le vide, parce que si tous les jeux proposaient ce type de durée de vie pour le même prix, le monde serait tout beau, mais il y avait moyen à mon sens de proposer une plus jolie progression dans les puzzles, avec des grilles de plus grande surface (on se limite au 15×15, et il y en a vraiment peu) ou des groupes de puzzles thématiques.

Du côté de l’interface, rien à signaler. On retrouve un habillage épuré inspiré des précédents jeux qui convient parfaitement au titre, avec juste un soupçon de couleurs lors de l’affichage de la solution lorsqu’une grille est terminée (et avec des dessins plutôt jolis dans l’ensemble malgré la résolution des grilles), ainsi que quelques petites musiques d’accompagnement suffisamment discrètes pour ne pas gêner. La maniabilité est toujours aussi précise (même si on privilégiera le combo croix + boutons pour aller chercher les bons temps) et ne perturbera pas les nouveaux venus, puisque elle ne nécessite aucun temps d’adaptation.

Des aides sont d’ailleurs fournies pour les débutants : comme toujours, on peut demander au jeu d’afficher d’entrée les cases d’une ligne et d’une colonne choisie de façon aléatoire, mais on peut aussi demander au jeu de nous guider sur les lignes sur lesquelles ont peut agir en les complétant. Des indices parfois bienvenus qui confirment l’orientation « Viendez découvrir notre jeu », mais que ‘on a tôt fait de désactiver si l’on recherche un peu de challenge.

Picross e, c’est le bon plan pour découvrir le Picross en douceur, avant de s’engager vers des versions plus complètes. Un tout petit prix, quelques grilles de difficulté importante mais rien de suffisant pour décourager le joueur, des aides activables. Une bonne entrée en matière malgré son classicisme extrême, qui fait le boulot demandé mis qui aura peut-être du mal à satisfaire le joueur régulier. Alors maintenant, Monsieur Nintendo, tu te dépêches de traduire et d’éditer la suite, ça ne te demandera pas énormément de boulot et ça suffira à faire bondir mon petit cœur. Même si je ne suis pas la ciblé visée.