Borderlands 2

L’hiver arrive petit à petit, après un automne bien dégueulasse, et avec lui son lot de gros hits de fin d’année, et plus particulièrement sa tripotée de FPS. Ainsi, dans les prochaines semaines et à l’approche de Noël, entre Far Cry 3, Medal of Honor, l’énième Call of Duty, voire même la réédition de Doom 3 et les sorties indé, il y aura de quoi faire. Et pourtant, l’un des plus marquants sera certainement Borderlands 2, qui a énormément fait parler de lui ces derniers temps et qu’il ne faudra pas oublier malgré sa sortie fin septembre.

 Sorti en octobre 2009, Borderlands premier du nom avait réussi à faire parler de lui pour diverses raisons : tout d’abord par sa volonté de créer un arsenal d’armes totalement uniques (ou presque, puisque chacune était un assemblage aléatoire de pièces définies), mais aussi grâce à son ambiance graphique très particulière qui avait causé un gros retard dans le développement. Et sans surprise, ce second épisode repart sur les mêmes bases, en éjectant la course au réalisme de son univers pour mieux se concentrer sur une patte visuelle éclatante au fort gout de cel shading .

Et visuellement, le jeu impressionne : les décors sont archi-détaillés et fourmillent de détails, l’impression de toujours tourner dans le même lieu qui frappait le premier épisode et ses déserts trop présents se fait beaucoup plus réduite. Mieux, chaque environnement sent le soin, que ce soit les neiges des premières minutes ou les endroits plus « urbains » de la fin du jeu. Une vraie bonne idée, et bien exploitée, qui gagne encore en beauté une fois la PhysX de la version PC activée. Les effets lumineux des attaques élémentales (flamme, acide, slag…) et de courants d’air, déjà très satisfaisants, deviennent carrément magnifiques, et les tirs soulèvent poussières et éclats à chaque coup. Attention tout de même, le jeu devient gourmand une fois tout activé à très haute résolution.

 Pour explorer tout cet univers, qui prend place 5 ans après l’histoire du premier volet, quatre classes sont disponibles d’entrée (plus une cinquième en DLC, surtout destinée à ceux qui découvrent le FPS, vue son incroyable puissance), chacune avec trois arbres de compétences et un pouvoir spécial à activer. Que vous vouliez un tank qui récupère très vite ses munitions, un healer capable d’arrêter les ennemis, un ninja aussi à l’aise avec le combat de corps à corps qu’avec le tir très longue distance ou un perso assisté de ses tourelles pour couvrir tous les angles, vous trouverez votre bonheur. Quatre personnages qui se jouent totalement différemment, pour une durée de vie fortement accrue du soft.

Le point fondamental du gameplay (qui n’a pas fortement évolué, ne se satisfaisant que de quelques modifications/ajouts malheureusement) reste tout de même le loot. Après un Diablo III qui a frustré pas mal de monde à ce sujet, Borderlands 2 et son drop intensif d’objet vont faire des heureux ! Le moindre ennemi a des chances non négligeables de laisser des armes, boucliers, mods de grenade ou boosters de compétence au sol en mourant. De quoi se créer un équipement sur mesure très rapidement, et de pouvoir jongler entre différents styles de jeu presque à la volée. Ce là n’empêche pas le jeu d’être parfaitement équilibré (le risque était de trouver un objet trop puissant trop vite, et de le garder tout le jeu…), et d’obliger à renouveler son matériel en permanence, parfois même forçant à jeter une arme rare géniale pour une un peu plus classique, aux notes boostées mais aux compétences bien bien diminuées. Les armes sont d’ailleurs réparties par constructeurs, qui donnent des bonus particuliers : arme qui possède un effet « grenade » qui s’active lors de son rechargement, effets élémentaux, effet rafale d’un sniper lorsque la visée se fait à la lunette… Une diversité appréciable qui évite de s’endormir, malgré un bestiaire très rapidement redondant qui aurait mérité d’être plus travaillé.

Reste à aborder ce qui est la marque de fabrique de la série : son humour qui ose tout en toute situation ! Les dialogues du jeu sont absolument somptueux (et très bien traduits, et interprétés) et virent très régulièrement dans le grivois (« étalon du cuuuuuuul »), les références fusent durant l’aventure et les décors laissent toujours apparaitre une affiche ou une situation cocasse, surtout au moment le plus inopportun ! Un vrai gros plus pour varier les situations, et autoriser les missions les plus… particulières, et parfois pleines de mauvais gout !

Si beaucoup s’apparentent à des quêtes FedEx, à aller chercher un objet pour le ramener toujours au point de départ (coucou la ville de Sanctuary), les missions proposées sont étonnement assez peu répétitives dans l’ensemble, puisque cet humour assumé introduit toujours un effet de surprise qui ré-implique le joueur dans son objectif principal. En vrac, entre les missions impossibles d’un robot fou, celles du mécano déjanté qui a besoin de livres érotiques ou d’inspiration pour un poème… détonnant à l’arrivée ou les simili enquêtes façon les Experts en pleine ville, les moments WTF et très très plaisants seront légions. Tout cela sans parler des récompenses idiotes (armes parlantes aussi débiles que les personnages, customisation d’apparence), des véhicules réservant des grosses cascades pour les chauffards, des simili hauts-faits qui débloquent des bonus de toute sorte pour TOUS les persos du profil,des zones bien planquées. Complétude, quand tu nous tiens…

Un petit mot sur le multi, qui reprend l’aventure solo en coopératif. Le niveau de difficulté s’adapte automatiquement au nombre de joueurs en jeu, et plutôt bien. L’entraide est vraiment présente (surtout grâce à la composition des classes qui octroient des pouvoirs d’équipe, régénération de munitions pour tous, ou regain de santé) et est source de pas mal de vannes, pour peu que vous jouiez avec des amis. Pas de surprises, mais un mode efficace qui se traverse avec grand plaisir, surtout quand des joueurs « malhonnêtes » ratissent tous les objets qui passent.

En tout cas, Borderlands 2 laissera une grosse trace (de sang et d’éridium) dans mon parcours de gamer, par ses répliques cultes qui restent en tête, ses fous rires en multi avec vol de l00t à la clé et ses missions complètement barrées (et quelques gueulantes en solo, devant certaines missions bien chaudes quand on est tout seul). Et toi, t’attends quoi pour rejoindre la quête de l’Arche ? T’es pas encore convaincu ? Alors va jeter un œil à ma galerie de screens, tu comprendras mieux…

Tu peux trouver Borderlands 2 chez LDLC par ici, alors profite !