[PGW #1] Le salon et le stand EA

Premier article sur mon tour de la Paris Games Week, centré plus particulièrement sur le salon en lui-même, et le stand sur lequel j’ai passé le plus de temps, celui d’Electronic Arts !

Je dois avouer que je connaissais très peu ce salon, même de « réputation », avant d’y mettre les pieds et que j’ai été légèrement déçu par la taille quand je suis rentré ! Je m’attendais à quelque chose de bien plus grand, sans doute à cause de Japan Expo visitée plus tôt. Mais autant le dire de suite, ce salon a été (et sera, mon périple n’est pas encore terminé…) une excellente expérience !
Par contre, j’ai été assez surpris du traitement des blogueurs sur le salon : si je remercie énormément l’organisation pour l’accréditation qui m’a été donnée, je trouve assez limite de ne pas avoir accès à la salle presse (je suis là aussi pour écrire des articles, pas que pour faire le guignol avec mes amis, et j’aurai voulu pouvoir faire mes articles jour après jour…) pour profiter du WiFi et d’un siège, et encore plus de ne pas être autorisé à sortir du salon au moins une fois dans la journée pour manger. Je comprends tout à fait qu’il y ait pu avoir des abus par le passé, mais c’est dur de les faire payer à tout le monde…

Tiens, en passant, autant pousser un second coup de gueule tout de suite : je crois que certains blogueurs ne se rendent pas compte de la chance que l’on a d’être présent sur ce salon, vu comme ils se plaignent des jeux présents, du peu de goodies distribués (genre, vous venez réellement pour ça ??), du monde… (comment ça, c’est ce que je fais, râler tout le temps ?). Hé oui les gars, il faut se réveiller, tout le monde n’a pas eu la chance de tester ces jeux à la Gamescom cet été, on devrait surtout se réjouir d’avoir un salon important en France, auquel le public peut assister (même si je me pose quelques questions sur les personnes prêtes à payer une place pour faire 6h de queue pour un jeu déjà sorti/sortant dans les quelques jours suivant l’event…). C’est quand même hallucinant d’entendre de bons échos du public ET des professionnels, et pas des gens privilégiés que sont les blogueurs.

Bref, fin de la parenthèse, et parlons de ce qui est vraiment important dans le fond : les jeux ! Le stand EA est certainement l’un des plus impressionnants de ce salon derrière ceux de Sony et de Nintendo (en tout cas, c’est l’impression qu’il donnait), puisque c’est l’un des plus imposants : 5 jeux présentés plus des bornes de FIFA en libre accès (et toujours pleines, hallucinant pour un jeu sorti il y a un mois), FIFA étant d’ailleurs présent aussi sur d’autres stands dont celui de Sony et une scène sur laquelle étaient projetés trailers et phases de gameplay avec un bruit monstre en permanence de la part des animateurs. Et c’est bête à dire, mais c’est aussi le seul stand où en tant que blogueur, j’ai été accueilli avec le sourire, et où m’a été proposé de tester les jeux en priorité (quitte à être à trois blogueurs sur une borne, de façon à ne pas déranger les autres utilisateurs en squattant trop de consoles, normal !). Petite précision pour la suite, il n’était pas autorisé de filmer/photographier les écrans, donc les quelques images ingame sont extraites des trailers.

Premier jeu dont j’ai envie de parler, parce que c’est celui que j’attends le plus entre tous, c’est bien évidemment le nouveau Sim City, série que je suis depuis Sim City 2000. Et si la version jouée était une pré-alpha forcément peu représentative de ce que sera le jeu en mars lors de sa sortie officielle, le (fort) potentiel se sentait à des kilomètres. Soignée graphiquement avec une identité propre très dessin animé, la démo s’organisait comme un court tutoriel pour appréhender les commandes, le temps de placer ces premières routes et quelques bâtiments pour calmer les manifestations des habitants. Commandes réactives avec un zoom suffisant malgré une vitesse de déplacement trop faible, quelques bizarreries dans les réseaux routiers (comme d’habitude dans les city builders, en fait) un peu gênantes mais très bonne ergonomie des menus, un brin d’humour ? (comme sur le badge montré « je suis ton maire »), le tout a l’air de prendre le bon chemin pour être une réussite, surtout que les cataclysmes sont toujours présents pour détruire une jolie ville sur laquelle on a passé du temps, à gros coups de météorites ou d’aliens. Soyons optimiste !

 

Autre jeu qui m’a fait une très bonne impression, Dead Space 3 ! J’avais adoré le tout premier épisode, mais le second m’avait très déçu par son orientation action. Et malgré les échos que j’avais pu avoir (de la Gamescom je crois), cette version m’a beaucoup plu après 20 minutes manette en main. Déjà parce que le virage action ne m’a pas semblé aussi marqué qu’annoncé. Oui, on tire beaucoup, mais toujours sous la pression, avec des ennemis qui sortent du plafond ou d’une grille au mur, toujours au plus mauvais moment (même si les ficelles commencent à être un peu grosses). Le côté horreur/frousse n’a donc pas été totalement gommé, ne soyons pas de mauvaise foi. Je regrette par contre d’avoir eu un perso complètement cheaté pour jouer 20 minutes avec 15 packs de vie et 1200 munitions. Mais bon, c’était certainement la condition pour que tout joueur puisse tester les différents passages avec et sans pesanteur, toujours présents. Je ne sais pas ce que sera le jeu final, mais cette démo était très flatteuse pour l’ambiance, l’animation des ennemis et les effets lumineux.

Un jeu qui, avec un peu de recul m’a laissé un gout étrange : le nouveau Need For Speed. Pas que le jeu soit mauvais, bien au contraire. Mais il n’a rien d’un NFS à mon sens, à part les quelques poursuites avec les flics que j’ai pu observer sur l’écran d’à côté (coucou @AlexisLemée). Made in Criterion, on se retrouve avec un copie presque pure et dure de la licence Burnout et de l’épisode Paradise : agréable à l’oeil, monde ouvert, destruction de panneaux, takedowns… J’ai pris beaucoup de plaisir avec les épreuves en réseau, du type rejoindre un point de la carte pour ensuite déclencher une épreuve (saut en longueur, parcourir une vrille…), mais j’ai peur que ce ne soit pas suffisant. Mais pourquoi ce titre NFS !!!

Et voilà les deux premières déceptions de ce salon. Je passerai rapidement sur la première, puisqu’elle n’a rien d’argumenté. Mais les quelques images de Medal Of Honor Warfighter que j’ai pu apercevoir ne m’ont vraiment pas donné envie de prendre la manette en main (et c’est très mauvais signe chez moi), et les premiers échos reçus n’étaient pas brillants… J’ai été nettement plus surpris par la deuxième, parce que j’y croyais ! Je suis le premier à dire que la qualité visuelle n’est pas une qualité indispensable dans un jeu, mais ici, c’était l’un des points forts de la saga. Et ce Crysis 3 m’a mis une grosse claque, mais dans le mauvais sens du terme : aspect général commun, aliasing, FOV restreint, effets spéciaux absents… Démo certes, mais qui laisse un très mauvais feeling. Le multi présenté n’a en rien effacé ce mauvais gout : après une partie en deathmatch classique, où la seule innovation est la capacité à pouvoir traverser quelques murs et à devenir invisible quelques secondes, le test de la partie Hunter a été particulièrement ennuyeuse : 8 bonhommes qui tournent en rond sur une map très petite pour échapper à deux Hunters invisibles, sans qu’il ne se passe presque rien, en permutant les deux chasseurs toutes les minutes trente. A oublier très vite donc, en tout cas pour le moment…

Dans l’ensemble, un bon moment de passé sur le panel, avec un personnel très accueillant et deux jeux à vraiment suivre à mon humble avis. On se retrouve d’ici quelques jours pour un autre panel du salon !