[PGW #2] Nintendo, la WiiU et Ubisoft

Je ne vais pas le cacher, la Paris Games Week me faisait particulièrement envie pour deux choses présentes sur le salon (je ne savais pas/ne me souvenais plus d’ailleurs que Sim City serait jouable, vraie bonne surprise), dont la première était la possibilité de jouer à la nouvelle console WiiU, accessible même par le grand public (je vous présenterai la seconde un peu plus tard… ). Le coin Nintendo a donc été l’un des premiers visités, et m’a livré, au premier abord, une petite déception…

En attraction principale, le stand de Big N se situe tout de suite à l’entrée visiteurs du Hall des Expositions et est donc accessible tout de suite au grand public. Et surprise, absolument RIEN n’est prévu pour faire tester les prochaines sorties de la 3DS sur cet emplacement : on retrouve bien quelques DS munies de Pokemon Noir 2 et Blanc 2, une ou deux 3DS avec de vieilles démos de Ocarina of Time ou Heroes of Ruin sur l’espace réservé aux enfants mais les bornes disponibles à Japan Expo pour découvrir Fire Emblem, Castlevania ou Luigi’s Mansion ont tout simplement disparu. Même pas un petit Paper Mario jouable, alors qu’il était à gagner durant toute la semaine. Étonnant.

Nintendo avait tout de même renouvelé son arène de Japan Expo, avec des bornes de recharge pour pouvoir s’affronter entre amis, et surtout des concours non stop entre 10h et 16h sur 4 jeux de la firme : Mario Kart 7, Mario Tennis Open, Kid Icarus Uprising et New Super Mario Bros 2, avec des lots à gagner. De très bons moments passés à cet endroit, avec des concurrents au niveau impressionnant, en particulier sur MK7 et MTO, idéal pour souffler un petit quart d’heure entre deux visites de stands. Pour tout dire, Alexis Lemée et moi avons participé à ces tournois. Vu qu’il a été éliminé en tout premier de sa manche de speedrun sur NSMB2, et que j’ai été battu sans marquer un point à un enfant de 8 ans sur mon premier de Mario Tennis, je crois qu’il faut que l’on s’entraîne durement dans les prochains mois !

L’espace de présentation de la WiiU était adossé à cette arène : une bonne quarantaine de consoles accessibles avec un système de ticket bien pratique qui évitait de faire la queue durant des heures, et permettait de répéter de courtes sessions de jeu sans trop de souci. Le premier contact avec la console est d’ailleurs assez étrange : toute petite, sa taille est très proche de celle du périphérique principal, le WiiU Gamepad. Confortable et hyper-ergonomique, quoique un peu lourde lorsqu’il faut la tenir à une seule main pour utiliser l’écran tactile, Big N nous a pondu une « mablette » dans son plus pur style, adaptée à toutes les mains. Étonnement, même si l’écran n’est pas d’une superbe qualité, le streaming se fait de façon parfaite. Encore heureux, mais la latence me faisait un peu peur. Étonné par contre qu’aucune dragonne n’ait été présent sur les stands : j’imagine les dégâts des premiers jours avec un WiiU Gamepad incrusté dans l’écran plat…

Au niveau des softs, Nintendoland m’a plutôt agréablement surpris. Ce ne sera pas une tuerie, mais il y a un bon potentiel pour se marrer entre potes une fois de temps en temps. Du chacun pour soi comme avec le mini deathmatch Metroid, de la coop’ pour attraper un joueur dans une sorte de jeu de chat, un mini-jeu Zelda où il faut taper des monstres à plusieurs, une dizaine d’épreuves (je crois) qui occuperont un moment et qui permettent d’exploiter Wiimotes et mablette. Même constat pour Game and Wario même si tout dépendra du nombre de mini-jeux présents à sa sortie pour juger de son potentiel. Les quatre jouables étaient distrayants, mais restaient largement en dessous du fun qu’apportait la gamme WarioWare. Dommage. Des jeux qu’on ressortira de temps en temps du placard le temps d’une soirée. Le New Super Mario Bros U m’a beaucoup moins convaincu : la ressemblance avec la version Wii était trop grande (enfin de ce que j’ai vu le temps d’un niveau) pour vraiment m’intéresser, la mablette n’apportant pas grand chose. Pour le moment, pas une grosse impression pour les jeux large public donc, puisque seul le nouveau Pikmin avait l’air de tenir sur la longueur. Graphiquement impeccable, toujours aussi mignon, les nouveautés n’avaient pas l’air au rendez-vous, par contre, la mablette ne s’utilisant que pour afficher la carte. Mais la licence a été absente tellement longtemps que pas mal d’amateurs risquent de craquer pour un jeu qui s’annonce bon.

Le bloc central du panel est réservé aux jeux marqués du sceau PEGI18. Chapeau aux vigiles de Nintendo qui ont fait respecté ce label, demandant même leurs cartes d’identité aux entrants les plus jeunes. Chapeau ! Ce bloc était surtout l’occasion de découvrir ce que donnaient les titres AAA multi-supports sur la petite dernière de BigN. Et force est de constater qu’elle en a dans le ventre, puisqu’elle est capable d’afficher un rendu Current Gen sans problème dès sa sortie. Reste à savoir si avec la futur arrivée des générations suivantes, elle pourra continuer à suivre sans difficulté. N’oublions pas qu’il faut normalement toujours un temps d’adaptation des développeurs à l’architecture de la machine pour l’exploiter à un haut niveau et que pour le moment, la qualité a l’air de suivre. Ainsi les adaptations de Ninja Gaiden 3 et de Darksiders 2 étaient du niveau des autres versions, mais n’exploitaient pas suffisamment à mon gout la mablette (inventaire et map, du classique).

Parler de la WiiU sans aborder le cas Ubisoft ? Impossible !!! Ubi avait fait le show à l’E3 avec ses deux killer-apps, et je comprends mieux pourquoi après avoir mis les mains dessus ! Sauf exceptionnelle surprise, Rayman Legends et ZombiU seront des jeux excellentissimes !

Que dire de ce Rayman… Un coup de cœur absolu, comme Origins sur lequel il faudra que je me remette. Beau, un gameplay aux petits oignons, accessible tout en proposant un bon challenge aux hardcore gamers (certains cages à chopper laissaient peu de marge de manœuvre), ce Rayman Legends est une parfaite vitrine pour la gameplay dissocié introduit par la console : le joueur de la mablette utilise ainsi le périphérique pour permettre aux joueurs manettes d’avancer, en leur montrant le chemin, en activant les interrupteurs ou en faisant apparaître les Looms, déclenchant quelques fou-rires lorsqu’il fait perdre les autres joueurs par sa nonchalance. A vivre absolument en coop’, par contre, à mon sens.

Idem pour ZombiU, qui pourrait bien être un vrai bon gros survival horror pour joueur confirmé, il n’y a qu’à voir le nombre de personnes mortes durant la démo. Techniquement, le jeu n’est pas impressionnant, du tout. Pas laid, mais quand on a l’habitude de mieux, ça pique un peu. Et malgré les grosses ficelles présentes dans ce niveau (corps qui bougent au dernier moment, plancher qui s’effondre, Zombie qui surgit par derrière…), il faut avouer que l’ambiance était très très bien foutue. C’est sombre, on avance pas à pas juste avec sa petite lampe de poche qui n’éclaire pas grand chose, le doigt crispé sur la gâchette. Parce qu’ici, pas besoin de beaucoup d’ennemis pour être en danger, un zombie qui surprend suffit largement à finir six pieds sous terre. Le gameplay est plutôt efficace, avec un inventaire à la volée, et un écran tactile utilisé pour ouvrir certaines serrures, scanner l’environnement à la recherche d’objets, ou pour repousser les ennemis trop collants. A voir s’il n’est pas trop redondant sur la longueur, mais j’ai très envie de me plonger dans l’aventure sur un temps plus large, ce concept de FPS où un personnage mort se relève en temps que zombie, à retrouver pour récupérer son équipement me plaît énormément.

Le reste du panel Ubisoft était principalement occupé par trois autres licences : je ne parlerais que très brièvement de Assasin’s Creed 3, vu que je n’y ai joué que quelques minutes. Joli, sans arriver au niveau d’autres jeux du salon, j’ai par contre eu plus de mal à me refaire au gameplay particulier de la série. Mais certaines séquences tournant sur les écrans du salon (les phases en bateau, particulièrement) étaient très impressionnantes. Par contre, je ne sais pas quelle version était présentée, mais quelques problèmes de collisions faisaient un peu tache sur l’ensemble. J’ai par contre été très surpris par le nouveau FarCry, en tout cas par son solo : reprenant l’univers tropical du premier volet, mais une progression ouverte plus proche du second, ce nouveau jeu de la licence m’a paru solide manette en main. Un petit tour en deltaplane, puis en quad, ainsi que quelques headshots sur les mercenaires qui trainaient m’ont donné envie de m’y intéresser de plus près. J’espère juste qu’on n’aura aps le droit à trop de missions FedEx pour livrer des objets un peu partout.

Merci TomSoWhat pour les photos de FarCry 3 !

Restait la scène Just Dance 4 ! Pas de test pour ma part (trop de personnes attendent une vidéo de moi dansant…) mais des supers moments de bonne humeur à chaque fois que je passais devant le stand (contrairement à Dance Central présenté par ‘Crosoft, avec sa scène qui ne bougeait pas…). Des danseurs au top, des chansons qui donnaient la patate même après 6h à arpenter les allées, quelques moments bien sympa, feeturing Geekettte !

Dans quelques jours, les autres jeux marquants du salon, toutes plate-formes confondues.

En attendant, la WiiU est déjà en précommande chez LDLC !