[PGW #4] Les déceptions… et les à-côtés

Après avoir présenté les gros stands qui m’ont le plus plu ([PGW #1] et [PGW #2]) et sur lesquels j’ai passé le plus de temps, puis les beat’em all marquants du salon ([PGW #3]), il est temps de râler de nouveau, et d’évoquer les franches déceptions du salon, ces éditeurs qui sont presque venus en touristes, avec le minimum vital.

Oui oui, même le « vigile » a compris que Microsoft était largué

Le premier éditeur à m’avoir déçu, c’est Microsoft, médaille de bronze. Parce qu’avec une killer app du niveau d’Halo 4, il y avait de quoi faire le show, avec un immense stand, des vidéos tournantes, etc… Mais au lieu de ça, une petite salle close (classement PEGI 18 oblige), un comptoir vide et… Rien de plus. Oui, le stand Halo 4 était décevant. Heureusement tout s’arrangeait une fois rentré : une mini-conférence pour présenter le jeu, le film inspiré par la licence, un petit jeu concours entre deux fans. Un moment très sympa avant de pouvoir prendre la manette en main, mais j’imagine le succès si tout cela avait eu lieu sur une vraie scène avec du public. Dommage.

Le soft en lui-même est plutôt bon, mais m’a donné l’impression d’être une redite des précédents épisodes avec seulement quelques innovations. Heureusement qu’une nouvelle race apparaît dans le solo (et risque de poser bien des pépins vus son intelligence et son équipement), parce que le multijoueur semblait trèèèèèèèès classique (même si toujours, jurisprudence démo et ce que veulent bien montrer les éditeurs). Mais bon, c’est joli, c’est punchy et le Master Chief est de retour, donc j’imagine que les fans seront heureux.

Le reste du panel était nettement moins plaisant : quelques bornes de Forza Horizon et des démos de Windows 8 (ok, ça c’est sympa, même si je ne suis pas sur que le public du salon soit forcément la cible visée par ces deux produits), des bornes Kinect (grand public, bonne idée, encore fallait-il y mettre des jeux intéressants. Le public ne s’y est pas trompé, puisque sans boycotter le stand, les queues d’attente étaient minimes…), une scène Dance Central qui n’arrivait pas à la cheville de la scène Just Dance (j’ai rarement vu une scène aussi calme, les gens devant ne dansaient pas, ne chantaient pas… Rien. Impressionnant). Le panel Microsoft partait ainsi un peu dans tous les sens, et au lieu de contenter tous les publics présents, frustrait surtout tous les publics présents. Pas catastrophique, mais j’attendais bien plus du géant américain.

Médaille d’argent de ce classement à l’envers : Sony ! C’est d’ailleurs étrange de voir que la stratégie Sony était à l’exact opposé de celle de Microsoft, mais que le succès n’était pas beaucoup plus grand à mon sens. Eux ont donc tablé sur une immense scène centrale pour y faire jouer et danser le public avec du FIFA et du DanceStar, encadrée par de plus petits stands qui permettaient de découvrir les derniers jeux de l’éditeur nippon. Alors oui, c’était animé (presque trop même) mais après, encore faut-il avoir du bon jeu à présenter ensuite. Et sérieusement, lequel d’entre vous aurait envie de tester un Book of Spells ou un Sport Champions 2 ? Le pire étant que les démonstrations faites par les hôtes et hôtesses étaient molles au possible. Difficile donc d’aller tester autre chose que les grosses licences maison qui se sont révélées être… ridicules !

Tout d’abord ce Playstation All Stars : on savait qu’on aurait droit à un vulgaire clone de Smash Bros (et ça aurait pas été si mal, en fait) mais le résultat est tout sauf amusant ! Le principe de jeu est mal rodé (gonfler une jauge pour sortir son attaque spécial et obtenir un kill), les personnages sont mal équilibrés, ceux ayant une forte allonge étant presque invincible, et ce qui aurait du être un joyeux foutoir est juste… naze. Et bon Dieu, que viennent faire certains personnages comme le Big Daddy comme « héros de Sony » ? Donc voilà, c’est joli, mais pas grand chose d’autre.

Le LittleBigPlanet ne s’en sort pas beaucoup mieux, donc je ne vais pas en dire grand chose. Comme le Playstation All Stars, on obtient une vulgaire mauvaise copie d’un jeu Nintendo, à savoir Mario Kart (bon OK, c’est surtout très proche de Modnation Racers…) avec un gameplay lourd et mou et des items qui n’ont rien à voir avec l’esprit Sackboy. Déception déception.

Mais la médaille d’or est attribuée sans aucun doute au stand Square-Enix : quelques bornes pour jouer à Sniper 2 (ça te fait envie hein) ou à Sleeping Dogs (sorti il y a 2 mois…), une scène pour voir un soit-disant journaliste faire le guignol-VRP d’un éditeur (super crédibilité quand il faudra tester leurs jeux…) et c’est tout. Ah non, j’oublie le show racoleur avec nonnes en porte-jarretelles et gros guns (enfin, surtout porte-jarretelles) pour présenter le nouvel Hitman (qui était jouable aussi, je l’admets…). Je ne sais pas ce qui est passé par la tête des responsables, mais c’était presque surréaliste, surtout que le panel de Japan Expo était tout à fait classique. Finalement, la seule chose à retenir aura été cette démo du futur Tomb Raider qui m’a tapé dans l’œil. Mais ça fait pas grand chose sur tout un salon, si on met de côté l’exposition sur laquelle je vais revenir.

Mais pendant que je râle, autant aller jusqu’au bout et féliciter le public qui s’est déplacé. Entre les personnes assez spéciales pour faire la queue six heures (!!!) pour jouer 7 minutes à un jeu qui sortait deux semaines après, ceux qui en sont venus aux mains pour essayer d’attraper un T-shirt lancé dans la joie et la bonne humeur ou ceux qui voulaient se battre avec un vigile qui leur interdisait de s’asseoir sur la scène, ceux qui ont volé dans le salon (bye bye appareil photo d’Alexis ! Sérieux, faut avoir quoi dans la tête pour essayer de piquer les toiles de l’expo Final Fantasy ou les PC des stands ?) ou les gens capables d gruger pour obtenir une canette de Coca Cola plus vite que les 50 personnes qui attendent déjà, je crois que ça mérite un prix spécial. Bravo pour continuer à donner une mauvaise image du JV !

Voilà, j’ai fait le tour de cette PGW 2012. Mais avant, j’aimerais insister sur tous les à-côtés qui ont fait que cette manifestation restera un excellent souvenir, malgré les déceptions. Tout d’abord parce que c’était un moment entre potes, et entre VRAIS potes, à naviguer et à vanner dans les allées avec Alexis et Tom, à s’éclater pour un rien du matin au soir. Et Ecko, tu nous as manqué… Et puis voir Kosram, Gohanblog, Neitsabes, Julsa, c’était cool !

Cette PGW, c’était aussi l’occasion de rencontrer du beau monde : la petite émotion de croiser une star complètement par hasard dans une salle de test ou une allée, presque naturellement, l’œil qui brille de voir ou d’aller trouver les journalistes qui ont compté dans ton adolescence ou ton début de vie d’adulte (et qui font remonter d’autres souvenirs), et d’obtenir une petite dédicace (merci William et Florent), et surtout la grosse grosse émotion que de revoir Eric Viennot et de se rendre compte qu’il se souvient de toi malgré les années et ta faible importance. Merci !

Très surpris aussi de voir tout un espace réservé aux enfants, avec la présence du stand Pedagogeek, un paquet de consoles en libre accès et un grand espace centré sur Skylanders, avec leurs propres concours. De quoi faire une sortie familiale !

Et puis il faut reconnaître qu’avec toutes les scènes présentes, ça faisait un sacré show, et ça a été un vrai ravissement que de voir les gens s’arrêter devant les championnats de Street Fighter, de voir toutes les chaises de la scène ESCW prises par un public à fond pour les finales de championnat du monde de Trackmania et de FIFA13 (avec ce match sublime où Spank égalise dans les arrêts de jeu de la prolongation pour aller chercher la victoire aux tirs au but), et de se rendre compte que petit à petit le statut du JV change dans les esprits. Petit à petit… Et c’est en continuant de proposer des exposition comme celle de Final Fantasy, ou celle pour les 2 5ans de la série Metal Gear qu’on y arrivera.

En tout cas, j’espère pouvoir en être l’année prochaine. Et qui sait ce qu’il pourra s’y produire ?